mardi 26 juin 2007

Grinhouse - Boulevard de la Mort


Synopsis :

C'est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce TRIO INFERNAL, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l'attention dont ces trois jeunes femmes sont l'objet n'est pas forcément innocente.
C'est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible. Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menacant...

  • Titre : Boulevard de la mort
  • Titre original : Death Proof
  • Réalisation : Quentin Tarantino
  • Scénario : Quentin Tarantino
  • Dialogues : Quentin Tarantino
  • Directeur de la photo : Quentin Tarantino
  • Musique : Robert Rodriguez, Sally Menke
  • Musiques additionnelles :
    • The Last Race, interprété et écrit par Jack Nitzsche
    • Baby It's You, interprété par Smith (écrit par Burt Bacharach, Mack David, Barney Williams)
    • Paranoia Prima, interprété et écrit par Ennio Morricone
    • Jeepster, interprété par T- Rex, (musique de Marc Bolan)
    • Sally and Jack, interprété et écrit par Pino Donnagio
    • Staggolee, interprété par Pacific Gaz & Electric (paroles et musique de John Michael Hill et Charles E. Allen)
    • The Love You Save (May Be Your Own), interprété et écrit par Joe Tex
    • Good Love, Bad Love, interprété par Eddie Floyd (paroles et musique d’Alvertis Isbell et Eddie Floyd)
    • Down in Mexico, interprété par The Coasters (paroles et musique de Jerry Leiber & Mike Stoller)
    • Hold Tight, interprété par Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Titch (paroles et musique d’Alan Blaikley et Ken Howard)
    • It's So Easy, interprété et écrit par Willy DeVille
    • Riot In Thunder Alley, interprété par Eddie Beram et écrit par Richie Podolor
    • La Polizia Sta a Guardare, interprété et écrit par Stelvio Cipriani
    • Chick Habit (Laisse tomber les filles), interprété par April March (paroles américaine d’April March / françaises de Serge Gainsbourg et musique de Serge Gainsbourg)
  • Photographe de plateau : Andrew Cooper
  • Décorateurs : Steve Joyner, Caylah Eddleblute
  • Ingénieur du son : Greg Zimmerman
  • Costumes : Nina Proctor
  • Maquilleurs : Howard Berger, Gregory Nicotero
  • Chef cascadeur : Jeff Dashnaw
  • Montage : Sally Menke
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Producteurs : Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, Elizabeth Avellan, Erica Steinberg
  • Producteurs exécutif : Bob Weinstein, Harvey Weinstein
  • Sociétés de production : Dimension Films-The Weinstein Company (États-Unis), A Band Apart (États-Unis), Troublemaker Studios (États-Unis), Rodriguez International Pictures (États-Unis),
  • Distributeurs d’origine :
  • Langue de tournage : Anglais
  • Tournage extérieur :
    • Austin au Texas
    • Buellton en Californie
  • Format : Noir et blanc / Couleur par DeLuxe – 2.35:1 CinemaScopeDigital SR-D / DTS / SDDS35 mm
  • Genre : Thriller, comédie noire
  • Durée : 110 mn
  • Dates de sortie :
    • 22 mai 2007 en compétition au Festival de Cannes
    • 6 juin 2007 sortie nationale en France
    • 21 juillet 2007 aux États-Unis
  • Interdit aux moins de 12 ans
2007 : Nominé pour la Palme d'or au Festival de Cannes


Critique :

Boulevard de la mort fait partie du projet fou de Tarantino et Rodriguez dont le nom est Grindhouse, sorte d’hommage au cinéma des années 70 ‘s que les petites salles des Etats-Unis recevaient, un cinéma kitch ou le sexe, la violence, le gore sont exacerbés au détriment d’un scénario et d’acteurs performants.

Cependant Tarantino pour le premier segment du projet Grindhouse, Boulevard de la mort sortit en version rallongé possède une brochette d’actrices (enfin pas toutes) performantes, De belles bimbos au formes généreuses qui en ferait craquer plus d’un et surtout notre tueur psychopathe incarné par un Kurt Rusell au sommet de son art en véritable macho pitoyable et comique au volant de son bolide prolongement de son pénis et de son sadomasochisme exacerbé (d’ailleurs SM sont les initiales du personnage qu’interprète Kurt Russel). Alors que peut-on tirer de ce Boulevard de la Mort, tout d’abord si vous vous attendez à un chef d’œuvre à la Tarantino n’y allez pas, Boulevard de la mort est le plus simple des Tarantino mais pourtant c’est un grand film pourquoi ?

Premièrement : Kurt Russel et les actrices tellement sexy dont j’ai expliqué le rôle auparavant. Un scénario basique aussi mais tellement excellent finalement.


Une bagnole carrément mortelle.


Deuxiémement : on voit que Tarantino véritable cinéphile se fait plaisir : Dialogues cultes bourré de référence à un cinéma tellement kitch que seul lui arrive à l’aimer à sa propre valeur mais aussi dialogues tellement vrai de belles « Bitches », d’ailleurs le dit les actrices dans une interview on pourrait appeler ce film « Reservoir Bitches ». Le fétichisme des pieds de Tarantino exacerbée au maximum, du pied on en verra beaucoup des jolis pieds mais aussi des fesses avec une scène de lap dancing vulgaire au maximum. Et puis quelques références a son propres cinéma (Reservoir dogs-Kill Bill) qui font sourire. Et enfin pour finir, les effets que Tarantino implantent dans le film qui renforcent le caractère oldies de son hommage : le jukebox à coté des téléphones portables montre la référence au années 70 tout en restant dans un contexte moderne, les rayures sur les pellicules, les détérioration de couleurs qui pourrait nous faire croire qu’on est devant un vrai film Grindhouse de l’époque.

Des filles aux belles carroseries.

Troisièmement : Des poursuites en bagnoles tellement fortes qu’elles se placent dans le top 5 de ce qu’on peut voir au cinéma en matière de courses poursuites et surtout des collisions franchement orgasmiques, je reprendrais d’ailleurs une citation de Tarantino : « C’est sexuel. Je fais en sorte que vous attendiez l’accident, je vous branle, et quand il a lieu vous jouissez… » Et c’est limite vrai car Tarantino sait jouer avec le spectateur.



De jolies filles aux jolies pieds, quoi de plus beau?

Quatrièmement : Une bo incroyable au son rare des seventies, Tarantino est un maitre de la Bo et les musiques que dégagent le jukebox dans le film s’intègrent magnifiquement dans le décor.





Stuntman Mike : Le cascadeur psychopathe

En clair, Boulevard de la mort n’est pas le meilleur film de Tarantino, juste un hommage sincère d’un passionné qui parvient pendant deux heures à nous faire plaisir surement du au plaisir que l’on ressent qu’il a eu à tourner cet hommage. Le plaisir Tarantinien est communicatif.

Petit bémol néanmoins : les dialogues sont parfois trop longs même si ils restent géniaux.

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