lundi 25 juin 2007

Paprika.

Synopsis :

Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient.
Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs.
Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu...

Critique :

Satoshi Kon nous confirme avec Paprika qu’il fait parti de cette nouvelle génération de réalisateur aux créations « space ». Paprika est l’aboutissement d’une longue série de films traitant d'un même théme celui de l'iréel qui se confond avec le réel, d’ailleurs l’un des passages du film nous montre les trois films de Satoshi Kon aligné cote-cote : Perfect Blue, le premier film sérieux du réalisateur, un thriller onirique ou l'on se perd facilement, Millenium Actress le réalisateur associe sa passion pour le cinéma; dans le film les personnages passent alors du réel a des passages de films dont ils sont les protagonistes, Tokyo Godfather excellent film nous contant l’histoire de trois clochards le soir de Noel tentant de sauver un enfant, il arrive encore a mélanger les rêves que l’ont fait tous avec la réalité, de plus le soir de Noel n’est t’il pas un jour ou l’on rêve tous. On peut compter aussi la série télévisé animé : Paranoïa Agent que Kon qui l’a encore traite de son thème favori.

Paprika est donc l’œuvre mature d’un réalisateur confirmé dans le thème des rêves et de l’irréalité. Ce film est une sorte de Melting pot de tous ces anciens films : cinéma, désir, irréalité, rêve, amour. .. L’auteur parvient a nous montrer toute la densité de sa création : la fanfare du rêve est magnifique et au fur et à mesure du film elle prend de plus en plus d’importance et d’éclat.





La fanfare : Réve destructeur mais magique néanmoins



L’auteur parvient grâce au cinéma d’animation à déstructurer le monde qui nous entoure pour le faire plonger dans celui des rêves et l’inconscient, inconscient ou se cache nos parties sombres, nos mensonges, nos regrets que le rêve nous révèle tel un miroir reflétant notre véritable visage. On retrouve aussi beaucoup de personnes du folklore japonais dans cette série d’animation notamment les démons d’un célèbre conte japonais. Le tout servi avec une bo magnifique, Paprika se révèle être l’adieu parfait d’un réalisateur à son thème et ainsi partir pour de nouveaux horizons d’un bon pied.

1 commentaires:

Nebelheim a dit…

Un film que j'adore. La Bo est bien space, je me l'écoute de temps en temps, c'est planant ...
(oh et un ptit changement de mise en page aussi)