jeudi 28 février 2008

C'est évident.

On peut pas se bourrer la gueule à l'eau.
dixit Misa.

Qui rappelle la citation de Mark Twain :
Consommée avec modération, l'eau ne peut pas faire de mal.

mercredi 20 février 2008

Poudre aux yeux : Le prestige de Christopher Priest



Genre : Magie rationnelle et mystérieuse.
Année : 1995.

Résumé : Au cours d'une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley rencontre une jeune femme, Katherine Angier. Elle lui annonce qu'il s'appelle en fait Andrew Borden, et qu'une guerre oppose les familles Borden et Angier depuis la fin du XIXe siècle. Une lutte insensée prenant ses racines dans la rivalité entre deux prestidigitateurs : Alfred Borden et Rupert Angier, célèbres à leur époque pour leurs numéros de téléportation.


Critique :

Il est clair que peu de livres s'intéressent d'aussi prêt a l'univers de la prestidigitation alors que c'est un univers très intéressant puisqu'il est placé sous le signe du mystère et des secrets. Priest a donc trouvé un terrain parfait pour démarrer une intrigue, en effet l'auteur est habitué à plonger son lecteur dans un univers ou le faux et le réel s'emmêle.
Le livre est en réalité séparé en plusieurs grande parties centrées sur les 4 personnages principaux qui sont les deux ancêtres et leurs deux héritiers.
Malheureusement je trouve que ce procédé pourtant adapté à ce genre de récit plombe un peu l'intrigue. Le roman est séparé en deux intrigues pourrons nous dire, l'intrigue principale qui se déroule entre les deux prestidigitateurs et l'intrigue dans le présent qui se jouent avec les deux héritiers. Cette intrigue dans le présent n'est finalement que la conséquence de la première intrigue beaucoup plus passionnante au demeurant, et cela se ressent dans la place que lui réserve l'auteur. Cela vaut également pour les personnages, on s'intéresse plus facilement aux ancêtres qu'a leur descendant. J'aurais aimé que les personnages du présent prennent plus d'importance finalement.
Malgré tout l'intrigue est intéressante même si je trouve qu'elle est finalement rapidement découverte et le final devient alors moins passionnant. A cela s'ajoute peut-être un nombre de pages peut-être trop élevées et qui a pour conséquence de ne pas tenir le lecteur en haleine. Priest m'avait beaucoup plus accroché avec le monde inverti qui est une vraie merveille Dickienne.

Note : 7,5/10

lundi 18 février 2008

Freakangels


Avis aux gens de bons gouts.

Les premières planches du webcomics Freak Angels avec au scénario Warren Ellis (Transmetropolitan, Planetary etc bref un dieu quoi) et au dessin Paul Duffield viennent d'être mises en ligne.

Et il n'y a pas, ça a de la gueule.

Ca se passe la !

lundi 11 février 2008

Folie divine : Le festin nu de William Burroughs


Genre : Livre cinglé.
1959
Résumé (si on peut le faire) : L'Interzone. Un territoire qui ne figure sur aucune carte, situé quelque part entre New York et Tanger, dédale infini de mes semblable aux méandres du cerveau d'un drogué.

Un lieu fantomatique, où se réfugie William Lee après avoir accidentellement tué sa femme. Persuadé d'être un agent secret au centre d'une gigantesque machination, Lee commence à rédiger des rapports pour le compte d'une mystérieuse corporation internationale, communiquant avec elle par l'intermédiaire d'une machine à écrire fort loquace qui se transforme volontiers en cafard...


Critique :
Bill. Ecrivain remarquable ! Et ce roman le montre totalement.
Ecrit dans les années 54-58 à Tanger ou il s'est réfugié après avoir buté accidentellement sa femme (en essayant tout les deux ivre mort de réitérer l'exploit de Guillaume Tell) William défoncé du matin au soir nous livre le roman le plus bizarre, le plus étrange et l'un des plus remarquable que j'ai lu.
Le festin nu est une plongée terrible dans les pires recoins du sordide humain. L'interzone monde ou orgie, cannibale, pédéraste, médecins cinglés, dictateurs du dimanche... se côtoient, se surveillent, se tuent entre eux. Ou le comique, le tragique, la luxure, la folie se mêlent si facilement.
Lee est chargé de faire des rapports, ainsi le livre se découpe en chapitres représentant ses rapports en quelque sorte. Préparez vous à découvrir, le milicien, le glaiseux, le matelot, l'exterminateur...
William maltraite la forme et l'écriture pour être au dessus d'elle. Ce n'est plus de l'écriture c'est plus loin que ça réellement. Chaque mot sonne comme un coup de poignard dans le ventre, il déchire, il résonne d'une folie psychotique. Le récit décousu a un sens réel mais encore faut t'il le comprendre et le trouver.
Réquisitoire contre une société absurde, à la fois irréelle et réelle. Ou les marginaux s'entassent. Et William est un marginal. Les beats sont des marginaux de la société américaine.
Le festin nu est un roman difficile, beaucoup de monde n'aimerait pas lire ce roman. Pourquoi? Trop de mots crus surement, un monde difficile à aborder et plus noir. Un roman taché de sang, de sperme séché et saupoudré de cocaïne. Une réelle jouissance littéraire

10/10