mercredi 28 mai 2008

Apocalypse selon Saint Pratchett et Saint Gaiman : De bons présages (Good Omens).


  • Auteur : Terry Pratchett et Neil Gaiman.
  • Genre : Apocalypse déjantée.
  • Année : 1990.

Résumé :
L’apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d’un commun accord, les forces du bien et du mal. L’Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale (bibliophile et libraire à mi-temps), et un démon, Rampa (lunettes noires, Bentley et bottes en peau de serpent), résident sur Terre depuis l’époque de la première pomme. Mais voilà, suite a un coup du sort, l’enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue Londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l’ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort….

Critique :

S’il y a bien deux auteurs qui ont marqué la fantasy disons ces trentes dernières années. C'est bien Gaiman et Pratchett. L'un s'est distingué par son incroyable talent à maîtriser la mythologie et l'autre par son humour décalé si digne des Pythons.

Les voici revisitant l'apocalypse dans une trame narrative qui parait à première vue et bien apocalyptique mais qui est subtilement maîtrisé (c'est sur ce point d'ailleurs qu'on remarque le travail de Gaiman).

Oubliez donc la vision de l'apocalypse qu'on nous enseigne, si ennuyante : la fin du monde, le bien et le mal se combattant, le jugement dernier etc etc... Et lorsqu'un prête commencera son préchi précha sur l'apocalypse, sortez lui donc De Bons Présages.
L'apocalypse est beaucoup plus amusante lorsqu'elle bénéficie de l'humour décalé de Pratchett. Ici pas de démon fourchu et d'ange magnifique, seulement deux êtres plus proche de l'humanité que du mystique, et qui ne sont pas doués du tout. L'humour de Pratchett ne tombe jamais dans le lourd. C'est un humour flegmatique dirons nous, subtilment intégré dans le récit et agrémenté de notes en fin de pages censés nous permettre de mieux comprendre le récit mais qui est l’occasion à Pratchett de rajouter encore plus de farfelu au récit. Ajoutez à cela une galerie de personnages loufoques entre un cerbère pas si impressionnant que cela, quatre cavaliers de l'apocalypse so Heavy Metal, une prophète totalement barrée …
Mais cet humour n'est pas si gratuit que ça, oh que non au final cet fable permet aux auteurs de faire une belle satire du monde qui nous entoure et de donner une petite leçon d'écologie pas si bête que ça.

A dévorer absolument mais avec modération car nuit gravement à la santé à cause d'accès d'hilarité aigue.

8,5-9/10

mardi 27 mai 2008

Journalisme ? DMZ : Tome 1 Sur le Terrain.


Scénario : Brian Wood. Dessin : Riccardo Buccielli.

Synopsis :

L'histoire se déroule dans la ville de New York dans un futur proche. Une guerre civile entre les États-Unis d'Amérique et les États Libres fait rage. Les États Libres sont décrits dans le premier numéro comme étant principalement "New Jersey et ses alentours", mais aucune autre information n'est donnée. La Zone démilitarisée est située à Manhattan.

Manhattan est quasiment vide, il ne reste plus que 400,000 personnes sur l'île (par rapport au 1.5 million recensées en 2000), essentiellement des pauvres qui n'ont pas pu être évacués.

Le héros est Matthew (Matty) Roth, un jeune photographe naïf de Long Island, qui entre dans la DMZ avec une équipe de journalistes. A peine arrivée, son équipe est tuée lors d'une confrontation avec les "insurgés". Matty devient le seul journaliste dans la DMZ, et il commence à rapporter quotidiennement la galère quotidienne des citoyens de Manhattan.

Critique :

DMZ est certainement l'un des meilleurs comics que l'on peut trouver actuellement.
L'inspiration de Brian Wood qui a participé dans l'élaboration de jeux-videos comme Grand Theft Auto se trouve dans New York 1997 de Carpenter.Cependant contrairement au film de Carpenter qui est un western (comme tous les films de Carpenter si j'ose dire) futuriste avec un Kurt Russel aux prises avec des prisonniers kitchs (Le baron de New-York), l'œuvre de Wood est plus complexe et plus sérieuse.
On se retrouve dans un Manhattan totalement dévasté et en proie à un chaos constant. La seule loi qui domine est : la survie.

















Matty découvre le quotidien des habitants de Manhattan : la galère, la peur, la maladie, la mort. Entre les snipers qui s'aiment de loin, les commandos, les pillards, les soldats américains intervenant pour marquer le coup et qui insiste bien sur le fait que Matty ne doit pas surtout montrer les cadavres des gamins qu'ils butent se trouve les autres, les habitants qui survivent avec peine.
Matty s'intéresse alors à ce microcosme.



Et l'on découvre à travers lui et comme lui les merveilles, les horreurs qui règnent dans cet univers, on partage ses moments de faiblesses, de joies. Au fil du tome, on commence à voir comment murissent ses opinions, notamment face au monde extérieur totalement ignorant des conditions de vies sur l'ile de Manhattan qui est très bien retranscrite d'ailleurs.



Ce comics décrit assez bien les conditions de travail et de vie d'un journaliste de guerre qui ne doit sa survie que part le fait qu'il possède sa carte. Le comics s'attarde aussi l'hypocrisie des médias américains face aux guerres et la plus encore une guerre qui se passe sur leur propre territoire entre américains. Les informations sont alors censurées, manipulées pour glorifier la nation américaine face à tous ses insurgés. Le site Ground Zero devenant un sanctuaire que les soldats américains ne doivent pas souiller.

Les dessins sont à l'image du scénario, sublimes. ils ont ce coté chirurgical et réaliste du scénario.

Vous pouvez lire le premier chapitre : ici

dimanche 25 mai 2008

Retour.



Résurrection du blog dans les prochains jours à venir.