lundi 23 juin 2008
samedi 21 juin 2008
Engagée.
Vous pouvez aimer Carla même si vous n'aimez pas son mari.
samedi 14 juin 2008
Welcome to Paris. Zazie dans le métro de Raymond Queneau

Résumé : Zazie vient rendre visite à son oncle à Paris. Le métro parisien est malheureusement en grève, ce qui force l'oncle Gabriel et sa nièce à se déplacer à pied. Et c'est grâce à cette promenade improvisée que nos deux héros vont rencontrer des personnages insolites, à travers lesquels on découvre une Zazie débrouillarde et extravertie qui n'a pas la langue dans sa poche...
Critique :
Zazie dans le métro est le livre qui fît connaître Queneau du grand public. Sous les conseils d'une amie, je me suis intéressé à cet ouvrage.
Disons le tout de suite, Zazie dans le métro est un excellent livre.
Queneau dans son livre rend Paris loufoque, les gens, les monuments, la ville est loufoque. Elle est vu de différentes façons par les différents protagonistes.
Pour Zazie c'est une aire de jeux, magnifique, envoutante dont le summum serait le métro. Pour son oncle, c'est l'endroit ou il habite, ou il a ses habitudes, un Paris non pas magnifique, il n'y n'accorde guère d'attention ce qui se traduit par son ignorance de l'emplacement exact des monuments Parisiens que chérissent tant les touristes, touristes que Queneau prend plaisir à introduire dans son récit.
Le métro symbolise dans le livre, le monde adulte. C'est réellement un roman d'initiation, Zazie au fil du livre devient de plus en plus mature (enfin un peu), d'ailleurs on s'étonne dés le début de sa grande maturité. En effet, celle-ci n'hésite pas à dire ce qu'elle pense souvent avec le plus beau des langages. C'est d'ailleurs la tout l'humour du livre, cette petite effrontée n'hésitant pas à rentrer dans le monde des adultes au grand dam de ceux-ci. Le récit est d'ailleurs vécu sous une vision d'enfant celle de Zazie bien qu'elle ne soit pas la seule narratrice. C'est pour cela que l'on retrouve cette façon d'écrire enfantine durant tout le roman qui commence d'ailleurs par Doukipudonktan.
Zazie dans le métro a une structure très théâtrale selon moi. En réalité, en le lisant on se croirait dans une pièce de théâtre de Ionesco par ex, tellement l'absurde est présent. Mais cela ne se ressent pas que dans l'absurde mais dans la façon dont le récit se déroule, les personnages qui apparaissent et réapparaissent très vite. D'ailleurs Zazie a été porté au théâtre très vite, du surement à son succès mais aussi surement parce qu'il se porte très bien au théâtre. Les dialogues étant très présents dans le livre, le récit se faisant par les dialogues principalement.
Bref Zazie dans le métro, est un livre burlesque, émouvant, d'aventure même. Donc un livre que je conseille de lire, puisqu'il vaut vraiment le coup et qu'il est d'une richesse incroyable, d'ailleurs je pourrais en faire des pages sur ce livre mais bon c'est à vous de le découvrir.
lundi 9 juin 2008
Barbarie. Pourquoi sommes-nous au Vietnam? de Norman Mailler

Résumé : Un père et son fils partent pour une terrible expédition de chasse dans les montagnes de l'Alaska.
Critique :
Aussi paradoxal que cela puisse paraître Pourquoi sommes-nous au Vietnam? ne parle pas du Vietnam. En réalité la seule allusion faites au Vietnam se trouve dans les dernières lignes :
"Réfléchis Amérique à tête de cul, et médite un peu sur ton con. Peut-être comprendras-tu pourquoi nous somme au Vietnam."
Comme vous l'avez peut-être deviné, le livre ne mâche pas ses mots. Effectivement Pourquoi sommes nous au Vietnam est l'un des livres les plus violents et les plus glauques que j'ai pu lire dans ma courte existence !
Dans ce court récit nous suivons Dj et son père de la haute. Le narrateur est Dj lui même, jeune bourgeois texan totalement psychotique. Celui emploie un langage ordurier durant tout le roman séparé en plusieurs parties réunis sous les Flash (partie ou DJ se laisse aller à ses délires paranoïaques) et Obscène (partie racontant la partie de chasse). Dj nous explique alors au début le cadre de vie dans lequel il vit. Violent récit d'une bourgeoisie texane complètement abrutie et orgueilleuse. Puis nous arrivons à la partie la plus intéressante du récit : La partie de chasse visant à obtenir le trophée suprême la tête d'un grizzly. Dj use pour cela d'un humour féroce qui fait jaillir des pages totalement délirantes d'où sort une certaine beauté. Pour faire une comparaison, c'est vraiment proche de l'écrite de Burroughs dans le Festin nu.
A travers le fils et le père, Norman Mailler nous livre l'une des plus violentes critiques de la société américaine. Il l'assassine sous ses mots et sous les actions du père et du fils durant cette partie de chasse carrément obscène (d'où les titres).
Mailler exhibe la mentalité profonde selon lui du citoyen américain. Cette mentalité étant la cause de l'intervention des États-Unis au Vietnam . Mailler nous montre le coté bestial de l'homme. Ce coté qui dort en nous, qui ne demande qu'a être réveillé. Massacrant.
Il nous oblige alors à réfléchir sur le comportement et la mentalité de ses héros. Et nous demander en quoi sommes nous si différent des héros du livres qui retombent dans une animalité effrayante. D'ailleurs Mailler livre sa vision de l'aigle américain : "Le plus cruel et le plus abject des charognards.
Brûlot politique, brûlot anti-chasse, Pourquoi sommes-nous au Vietnam? a plusieurs faces.
Pourquoi sommes-nous au Vietnam? est violent oui, violent dans l'écriture, violent dans le récit, violent dans les personnages mais aussi violent parce qu'il est vrai. Et c'est ça qui est le plus troublant et le plus inquiétant. D'ailleurs nous y étions nous aussi au Vietnam.
lundi 2 juin 2008
Philogelos.
Esclave de comédie phlyaque, cratère à figures rouges du Groupe de Lentini-Manfria, v. 350-340 av. J.-C., musée du LouvreLe Philogelos (l'ami du rire) est le plus ancien recueil de blagues connu en Occident. Les historiens s'accordent à dire que l'ouvrage a été écrit vers le II-IIIeme siècle après Jésus-Christ bien que les plus anciens manuscrits retrouvés datent du X éme siècle.
Une des blagues (la 62) en effet fait référence au millénaire de Rome.
C'est un intellectuel qui assiste à la fête célébrant le millénaire de Rome. Apercevant un athlète vaincu en train de pleure, il lui dit, pour le consoler : "Ne t'en fais pas ! Au prochain jubilé du millénaire, c'est toi qui gagneras!"L'humour chez les grecs comme les romains était une pratique sociale et littéraire très répandue. Les plus grandes personnalités de cette époque n'hésitaient pas à faire usage de l'humour. L'empereur Auguste était réputé selon Macrobe pour son sens de l'humour de même que Jules César qui aurait réuni des blagues de son gout.
Cependant le Philogelos est la seule collection antique à avoir survécu au temps. D'autres collections grecques ou romaines comme les cent cinquante volumes d'histoires drôles que Melissos, maître de l'empereur Auguste aurait composés ont disparus.
Le rire chez les grecs avait un but thérapeutique, il avait tendance à adoucir les effets de la mélancolies.
Le Philogelos est également un témoin de son temps. On retrouve ainsi des histoires traitant de cortèges funéraires, de marchés ou même encore de mauvaises aventures dans les bains publics (qui sont souvent assez crues).
La traduction française de cet ouvrage est accompagné de notes en fin de pages permettant de mieux cerner certaines blagues qui paraissent obscures à la première lecture dues à des habitudes sociales révolues ou à des jeux de mots intraduisibles.
Les blagues traitent à chaque fois de personnages particuliers possédant des caractères bien définis.
Le personnage qui recueille le plus de blagues dans cet ouvrages est l'intellectuel (scholaticos). L'intellectuel est un personnage difficile à saisir. Celui-ci n'a pas vraiment un profil particulier (il peut être jeune, vieux etc).
Mais on s'accorde à dire que c'est un personnage qui a perdu le sens des réalités à force de trop fréquenter l'école et les livres. Il confond souvent les choses et connaît alors des situations délicates. A chaque personnage, je vous donnerais des exemples de blagues et j'ajouterais évidemment des explications à celle qui sont difficile à cerner.
5. C'est un homme qui rencontre un intellectuel et lui dit : "Monsieur l'intellectuel, je vous ai vu en rêve et je vous ai parlé. - Je suis navré, répond l'autre, j'étais occupé, je ne vous ai pas remarqué."
39. Deux intellectuels se promènent ensemble. L'un deux aperçoit une poule noire. "Mon frère, dit-il, j'ai l'impression que son coq est mort à celle-la."
55. C'est un intellectuel plein d'humour qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelle : je commence à vivre de mes livres".
88. C'est un intellectuel qui rentre chez lui après un voyage à l'étranger. Il gravit une colline élevée et s'exclame tout surpris : "La dernière fois que j'ai marché sur cette route, ça descendait. Comment se fait-il que çela ait changé si vite et que maintenant la route monte?".
Après l'intellectuel viennent les citoyens de trois villes renommés qui attirent sur leurs nom tous les ridicules : Abdère, Cymé et Sidon.
118. C'est un Abdéritain qui se promènent et aperçoit un homme atteint d'hydrocèle* en train de pisser. "Celui-là, s'écrie-t'il, il a de quoi pisser au moins jusqu'à ce soir !".
* Un hydrocèle est un gonflement pathologique (mais indolore) du testicule, dû à une accumulation de liquide.
128. "C'est un gouverneur sidonien qui voyage sur un chariot. Comme les mulets sont fatigués et ne peuvent plus avancer, le cocher les détache pour qu'ils broutent un peu et se reposent. Mais une fois libérés, il détalent. Le gouverneur dit alors au cocher : "Abruti ! Tu vois les mulets courent très bien, c'est le chariot qui nous freine et qui n'arrive pas à avancer."
173. " C'est un Cyméen qui vend du miel. Quelqu'un arrive, le goûte et déclare qu'il est très bon. "Je sais bien, dit le Cyméen, et je ne le vendrais sûrement pas si un rat n'était pas tombé dedans."
L'homme pourvu du sens de l'humour (eutrapélos).
148. C'est un homme spirituel chez un coiffeur bavard. Ce dernier lui demande : "Comment je vous coupe?" Et l'autre : En silence.
149. C'est un homme spirituel qui se fait agresser dans des thermes. Il fait comparaître comme témoin le personnel de l'établissement. Alors que la partie adverse récuse les employés sous prétexte qu'ils ne sont pas fiables, la victime déclare : "Si j'avais été agressé dans le cheval de Troie, j'aurais fait comparaître comme témoins Ménélas, Ulysse et Dioméde, mais, comme l'agression a eu lieu dans les thermes, c'est nécessairement le personnel des thermes qui connait le mieux les faits*."
*. La blague repose sans doute sur un jeu de mots obscène. Le teste dit littéralement : "Si j'avais été agresssé (ou violé) dans le cheval de bois... mais comme l'agression a eu lieu dans le bain...é; or les mots désignant le bain (balaneion) a rapport avec le gland (balanos), qui signifie aussi, en grec, l'extrémité du pénis; enfin le nom de l'employé des thermes (parakhutès) signifie " celui qui verse dans", et pourrait désigner l'agresseur.
Après ces personnages important viennent d'autres personnages secondaires.
L'avare.
105. C'est un avare qui ne mange que des olives. Comme on lui demande pourquoi, il répond : "La partie extérieure me sert de nourriture, le noyau de combustible, et, après mon repas, je m'essuie les doigts dans les cheveux, si bien que je n'ai pas besoin de prendre le bain". "
Le vantard.
108. C'est un vantard qui aperçoit son serviteur sur la grand-place, lequel revient tout juste de son domaine de campagne. "Comment vont (tous) nos moutons?" demande t'il ; l'autre lui répond " L'un dort, l'autre pas*."
*La grand-place (agora) est la place du marché. Elliptique, le récit omet de dire que le vantard pose sa question assez fort pour être entendu d'un grand nombre de gens. La réponse du serviteur révèle que le troupeau du vantard se réduit à deux têtes.
L'idiot.
109. C'est un idiot qui est en procès. Il entend dire qu'aux enfers les tribunaux rendent des arrêt justes... et, du coup, il se pend.
Le grincheux (Les histoires sont souvent teintés d'un humour noir très moderne) :
183. C'est un homme qui va trouver un médecin grincheux et lui dit : "Docteur, je ne peux rester ni couché ni debout, et je ne peux pas non plus m'assoir - Eh bien ! lui répond le médecin, il ne te reste plus qu'a te pendre. "
191. C'est un homme qui demande à un grincheux ou il habite. "Chez moi", répond le grincheux.
Les gens incompétents :
201. C'est un homme qui rentre de voyage et va trouver un devin incompétent pour lui demander des nouvelles de sa famille. Le devin lui dit : " Tout le monde va bien, y compris ton père." Comme l'homme lui signale que son père est mort depuis dix ans, le devin réplique : "Alors, c'est que tu ne connais pas ton véritable père..."
Le froussard :
207. C'est un chasseur froussard qui se fait poursuivre toute la nuit en rêve par un ours. Il décide de louer des chiens et les fait dormir à coté de lui.
Le fainéant :
211. Ce sont deux fainéants qui dorment ensemble. Un voleur arrive, leur subtilise une couverture et l'emporte. L'un des deux hommes s'en rend compte et dit à l'autre : "Lève-toi ! Rattrape le ! Il nous a volé une couverture ! " Mais l'autre répond : "Laisse courir ! On le coincera quand il reviendra pour prendre le matelas."
Les jaloux :
215. C'est un propriétaire jaloux qui, voyant ses locataires heureux, les met à la porte".
Le goinfre*.
(* Du terme grec : limoxèros. Désigne les boulimiques) :
220. C'est un professeur de gymnastique goinfre qui aperçoit un gâteau pendu en l'air. "Descend ! lui dit-il. viens réciter ta leçon ! sinon je viens te chercher et je te donne une correction !".
L'ivrogne :
230. C'est un ivrogne qui ouvre une taverne, et qui met en faction un ours devant la porte.
Les gens à mauvaises haleines :
239. C'est un jeune tragédien qui est aimé de deux femmes, dont l'une a mauvaise haleine et l'autre mauvaise odeur. La première lui dit : "Chéri, donne moi un baiser !", et la seconde "Chéri, prends-moi dans tes bras !" L'acteur se met alors à déclamer : "Hélas ! Que faire ici? entre deux maux, me voila pris*!".
* Référence à une tragédie perdue.
Le glouton :
243. C'est un glouton qui est invité par un ami à venir cueillir des fruits. Il se remplit le ventre de figues et de raisin. il se couche et, au cours de la nuit, il a l'estomac qui le travaille; du coup il s'imagine qu'il voit son ami assis sur le figuier en train de l'inviter à manger des figues. Il le rejoint et ensemble ils décident de chier du haut de l'arbre. Il pousse et... défèque sur sa couverture. l se réveille alors et constate les dégâts puis il nettoie sa couverture et se recouche. Il voit de nouveau en rêve son ami assis sur le figuier, qui lui propose, comme avant, de montrer sur l'arbre. Levant alors les yeux vers lui, il lui dit : " Tu veux encore te payer ma tête, et que je souille ma couverture en croyant chier du haut du figuier. Mais cette fois, je ne me ferais pas avoir : je vais chier d'abord, et je monterai après." Il pousse donc à nouveau et salit une fois de plus sa couverture.
Les femmes lubriques :
244. C'est un homme jeune qui dit à sa femme* : "Chérie, qu'est ce qu'on fait? On dîne ou on fait l'amour? - Comme tu veux, répond t'elle, mais on n'a pas de pain".
* Dans le texte grec, la femme est définie d'emblée comme "nymphomane" (aselgés).
Le misogyne* (* en fait, le mysogunaios, héros de ces blagues, n'est pas un misogyne au sens moderne, mais un homme qui ne supporte pas sa propre femme) :
248. C'est un homme quui déteste sa femme et qui est à l'article de la mort. "S'il t'arrive quelque chose, lui dit sa femme, je me pends!" Il tourne alors son regard vers elle et lui dit : " S'il te plaît, fais-moi ce plaisir pendant que je suis encore en vie".
Ce qui frappe, ce sont certains thèmes et jeux de mots qui sont encore usités aujourd'hui.
Preuve que l'humour traverse les siècles.
Anarchy in the Uk : V for Vendetta d'Alan Moore, dessin : David Lloyd

Synopsis :
Dans les années 1980, une guerre mondiale éclate ; l'Europe, l'Afrique et les États-Unis d'Amérique sont réduits en cendres par des armes nucléaires. La Grande Bretagne est épargnée par les bombardements mais pas par le chaos et les inondations issues des dérèglements climatiques. Dans cette société anglaise post-apocalyptique, un parti fasciste, Norsefire, prend en main le pouvoir et tente de rétablir le pays après avoir procédé à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié.
En 1997, au moment où le parti semble avoir la situation sous contrôle, un anarchiste commence une campagne pour ébranler tous les symboles du pouvoir. Cet anarchiste qui se fait appeler « V » porte un masque représentant le visage de Guy Fawkes, le plus célèbre membre de la conspiration des poudres. Lors de sa première action d'éclat (le dynamitage des Chambres du Parlement), V sauve Evey, une jeune fille de 16 ans qui risquait d'être violée puis exécutée pour prostitution.
Critique :Laissez-moi-vous raconter une petite histoire. C'est l'histoire de deux frères, les frères machins qui ont réalisé une trilogie sur des gens qui portent du cuir et qui bougent au ralenti. Les deux frères fans de ce comics se disent : " Oh on aime ce comics, on va l'adapter". Résultat, ils l'ont adaptés certes mais très mal, en même temps il ne faut pas en demander trop à des tacherons.
Bref tout l'intérêt de la bd disparait dans le film. V dans la bd est un anarchiste, dans le film le mot anarchie doit être prononcé une fois, en tout cas pas dans la bouche de V. Alors que dans le comics le but de v est de détruire le système pour mettre en place une société libertaire tout le contraire du film qui additionne anarchie et chaos alors que la bd est beaucoup plus intelligente associant l'anarchie comme base d'une nouvelle société.
Parlons des autres personnages notamment Evey qui est incarnée dans le film par la mauvaise actrice du nom de Natalie Portman. Dans le comics Evey est beaucoup plus développée que dans le film, on apprend son histoire et celle-ci participe beaucoup plus à la maturation du projet de V. Elle en fait partie intégrante, elle et v ne font qu'un, celui la manipulant à sa guise.
De plus elle remet souvent en question les méthodes de V. Notamment quand la situation dans le pays vire au chaos. Elle fait alors le rapprochement entre anarchie et chaos, V lui expliquant que c’est de ce chaos qu’il veut faire naître un nouveau système plus libre.

Le film est très manichéen.
D'un coté les gentils, de l'autre les méchants incarnés par le commandant qui ne fait que beugler (bref pour montrer que c'est un gros méchant).
Alors que dans le comics, bien sur le système est horrible, et en plus on comprend mieux toute l'horreur du fascisme dans le comics avec la visite des camps de concentration qui est beaucoup plus développée. Mais Alan Moore développe les personnages du régime en place, il décortique le système et le condamne point par point mais plus encore il ne fait pas de ces personnages des monstres mais au contraire il les humanise. Ainsi on se met à avoir pitié du commandant malgré les horreurs qu’il a commis car dans le comics sa situation est pitoyable.
La Bd se finit d'une autre manière que le film, je préviens car la fin du film était particulièrement ridicule alors que la fin de la Bd est plus nuancée. De toute maniére, le film est bourré de contre-sens.
Je dirais à ceux qui ont aimé le film de lire absolument le comics. Car le film n'est que le pale (très pale) reflet de la BD. La bd étant beaucoup plus intelligente, beaucoup plus puissante. Presque à l'égal d'un certain 1984.
dimanche 1 juin 2008
Guy Debord " In girum .." Extraits
Guy Debord " In girum .." Extraits
Vidéo envoyée par mozinor
Je précise que ce n'est pas un détournement de Mozinor mais des extraits du film de Debord (qui est un détournement certes mais d'un autre but que ceux recherchés par Mozinor).
1978 In Girum imus nocte et consumimur igni « nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu »
Guy Debord sociologue théoricien révolutionnaire fondateur du courant situationiste est ; entre autres l’auteur de six films, réalisés entre 1952 et 1978 , qui ont posés les premières bases du détournement , a savoir donner un autre sens a l'image.
Techniquement, il n'emploie pas la méthode du doublage mais de la voix off sur des films publicitaire insipide ou film hollywoodien des années 40 - 50
La théorie de Debord est que, après l'échec de toutes les révolutions prolétariennes et la tendance du capitalisme moderne à devenir avant tout une industrie du spectacle, seul le détournement du spectacle peut vaincre le capitalisme Il n'avait pas prévu que l'industrie du spectacle intégrerait dans le spectacle lui-même son propre détournement
Fidele a ses convictions, Debord interdira a la projections en salle ses films en 1984.
au début de son dernier film " in girum..." il commence par déstabiliser le spectateur en lui renvoyant son propre reflet et en l'avertissant qu'il ne trouvera au cinéma qu'un mensonge et non cette évasion qu'il etait venu chercher.
"Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public "
« Ainsi donc, au lieu d'ajouter un film à des milliers de films quelconques, je préfère exposer ici pourquoi je ne ferai rien de tel. Ceci revient à remplacer les aventures futiles que conte le cinéma par un sujet important : moi-même. »
" Oui, je me flatte de faire un film avec n’importe quoi ; et je trouve plaisant que s’en plaignent ceux qui ont laissé faire de toute leur vie n’importe quoi. "
En guise de pré-article (repris dans la présentation de la video par Mozinor) pour comprendre un peu mieux la pensée de Debord avant la critique (datée à je ne sais quand) de La société du spectacle ou je reviendrais sur sa pensée (enfin j'essayerais).


